5 January 2009

Archive pour la Catégorie ‘Spectacle’

Le Pascale Picard Band au Métropolis, le 29 novembre 2008

Publié par Jean-Philippe @ 14 - septembre - 2008

Depuis la sortie de l’album Me, Myself & Us en avril 2007, le Pascale Picard Band a récolté d’élogieuses critiques et connu un succès phénoménal. Au Québec plus de 165,000 exemplaires ont été vendus, l’album figure toujours parmi les meilleurs vendeurs, et la tournée de spectacle s’est étendue dans tout le pays, les amenant notamment à se produire à Vancouver. Et enfin, tout récemment, le groupe a été choisi pour ouvrir le concert de Paul McCartney sur les Plaines d’Abraham dans le cadre du 400e de Québec. C’est donc avec un spectacle parfaitement rodé que le Pascale Picard Band revient à Montréal, avec la ferme intention de faire vibrer le Métropolis!

Parallèlement, Me, Myself & Us est distribué en France depuis le mois de juin par le label AZ de Universal France. Depuis sa sortie, l’album figure dans le Top 20 des ventes, et le premier extrait, « Gate 22 », est très bien accueilli par les radios et la presse. Profitons que le Pascale Picard Band soit encore au Québec avant que nos cousins s’en emparent…

Justin Nozuka se joindra au Pascale Picard Band. Captivant les spectateurs à travers le monde, Justin a fait ses preuves et a démontré que son potentiel en tant qu’artiste-compositeur est illimité. Justin Nozuka mêle des éléments du soul acoustique, du folk, du blues d’autrefois et du pop. Né à New York et élevé au Canada, ce jeune mordu de la guitare mélange habilement es rythmes plus sombres du blues au son chaleureux du soul acoustique.

Pour plus d’info sur Pascale, visitez : pascalepicard.com

“Sherazade, les mille et une nuits” à Montréal

Publié par Jean-Philippe @ 13 - septembre - 2008

Le spectacle musical «Sherazade, les mille et une nuits» de Félix Gray sera à l’affiche de l’Olympia à Montréal du 11 au 22 mars 2009. Les billets seront mis en vente le samedi 13 septembre à midi.

Rappelons qu’Yves Desgagnés assure la mise en scène de ce spectacle. Les arrangements musicaux sont signés Guy St-Onge. L’album, qui comprendra les chansons originales du spectacle, sera disponible en magasin dès le 14 octobre.

Gray nous avait donné le spectacle musical «Don Juan». Cette fois, il se plongera dans les légendes du Moyen-Orient.

«Rita Tabbakh incarnera Sherazade, en alternance avec Audrey de Montigny. Fille de Diran, elle est l’emblème du pouvoir féminin au travers de la séduction dont elle sait user pour arriver à ses fins. Caroline Marcoux-Gendron sera Jasmina, aussi en alternance avec Audrey de Montigny. Jeune sœur adorée de Sherazade et fille de Diran, elle est l’innocence incarnée, un esprit pur qui a toute la vie devant elle. Elisa Landry interprètera Amina. Jeune et jolie victime du désir de vengeance de Soliman le sultan, elle aurait pu être Sherazade si force et lumière ne lui avaient pas manqué. Cassiopée sera Djininnia la sorcière, un mauvais génie… en femme. Sandra Lalanne sera, tour à tour, Amina et Djininnia. Du côté des personnages masculins, Philippe Berghella interprètera Soliman le sultan. Homme humilié, d’une grande sensibilité, il navigue entre l’ombre et la lumière, aveuglé par son désir de vengeance. Dominique Hudson sera Aladin. Soupirant de Jasmina, enfant de la rue, pauvre mais riche de la force des rêveurs à l’infini pour qui et avec qui tout est possible. Stéphan Côté se glissera pour sa part dans la peau de Diran le Vizir. Narrateur de l’histoire, père de Sherazade et de Jasmina, c’est un homme qui a su puiser au fil des épreuves de sa vie une grande humanité. Franck Julien incarnera le Génie de la lampe», peut-on lire dans un communiqué.

Les billets seront disponibles à la billetterie de l’Olympia et à tous les comptoirs Admission au coût de 54,50$, 69,50$, 79,50$ et 99,50$ (plus frais). Commandes téléphoniques: (514) 790-1245 ou 1 800 361-4595. Achats en ligne: www.geg.ca.

La maîtresse des mots

Publié par Jean-Philippe @ 14 - janvier - 2002

Lynda Lemay en concert à Montréal

Un an après la sortie de son magnifique album « Du coq à l’âme », après une tournée française triomphale (dont l’Olympia !) et quelques concerts en province, la chanteuse, loin de se « dégonfler » après une année bien remplie et la préparation d’un nouvel album, arrive à Montréal pour un concert unique.

Vendredi 11 janvier, 20 heures : la salle du théâtre Saint-Denis à Montréal est pleine à craquer. Un public de tous âges se presse dans les travées pour rejoindre sa place. L’ambiance n’est pas celle d’un concert de rock, bien entendu, oubliez donc la frénésie des prestations de Pink Floyd ou de AC/DC. Un concert de Lynda Lemay, ca se regarde bien sûr, mais ca s’écoute surtout !

Le spectacle commence sous de vifs applaudissements. C’est un décor sobre, presque minimaliste. Trois musiciens occupent une partie de la scène (pianiste, violoniste et guitariste), un lit en désordre occupe l’autre côté de la scène. L’ambiance est donc volontairement conviviale. C’est en fait Lynda qui nous accueille chez elle, dans sa chambre. Quoi de plus intimiste ? Lynda, c’est comme une copine, une amie d’enfance ou une sœur. Elle nous parle d’elle comme nous pourrions parler de nous à notre meilleur ami.

En fait, ce décor intimiste n’a rien de bien surprenant lorsque l’on connaît les textes de la chanteuse. Sa vie, ses expériences, quelques sujets qui la concernent personnellement un peu moins, mais qui restent des sujets de société…

Dans ce spectacle règne aussi une grande simplicité. Malgré le succès qu’elle rencontre depuis maintenant trois ans de chaque côté de l’Atlantique, Lynda Lemay ne joue pas les grandes vedettes. De toute façon, cela ne correspondrait pas vraiment au personnage. Celle qui a rempli six soirs l’Olympia à Paris (et six autres en supplémentaires !), fait plus de 50 concerts en Europe à guichets fermés reste humble et garde la tête froide. Cela se voit, cela se sent.

Des chansons devenues des classiques mais aussi quelques extraits de son prochain album nous invitent à rire, à l’émotion et à la tendresse. On ne peut pas écouter sa prestation de la même manière que ses albums. Les mots prennent plus de sens, plus de poids. Quelque soit le sujet, il est impossible de ne pas prêter attention aux mots qu’elle emploie. Et quels mots !

Lynda Lemay c’est avant tout un immense talent d’écriture. Elle joue avec les mots comme si elle les avaient inventés. Elle les emploie avec une justesse extraordinaire. Cela tombe parfois comme un pic, juste là où ca touche, ou ca peut parfois faire mal. Elle s’attaque à nos petits travers et s’en prend à la gent masculine avec humour, mais sans méchanceté. On sent même une certaine tendresse dans ses critiques.

D’ailleurs, la réponse masculine qu’elle chante à sa précédente chanson « Bande de dégonflés » en est un bel exemple. Et la complicité qu’elle a avec ses trois musiciens masculins rend la chanson encore plus hilarante !

L’humour est bien présent dans ce spectacle et dans ce que sera son prochain album. Le pêcheur qui parle de la passion apparemment presque pacifiste, qui cache en fait une personnalité sadique à fait envahir la salle d’un grand éclat de rire.

Elle nous a touché aussi Lynda Lemay. J’ai par exemple été ému, lorsqu’elle parle de cet enfant déficient mental et qui restera enfant toute sa vie. C’est beau, tout simplement. Le sujet est grave, mais elle a ce talent pour exprimer les choses qui transforme la gravité en réconfort.

Le prochain album promet. Et cela semble être un grand cru. Son talent d’écriture, sa voix juste et claire confirme l’impression que nous avions depuis longtemps : c’est une grande ! Tout comme Brel ou Brassens qui étaient de vrais magiciens textuels, Lynda manie sa « drôle de mine » avec une dexterité époustouflante ! D’ailleurs, si c’est Charles Aznavour qui l’a découvert et lancé sa carrière européenne, ce n’est pas pour rien.

Son talent ne se dément pas et c’est tant mieux ! Lynda n’est pas la chanteuse qui suit la mode, elle semble d’ailleurs un peu décalée par rapport à elle. Mais nous avons tellement besoin d’une chanteuse qui sait provoquer la réflexion, d’une chanteuse à émotions dans ce paysage de vide textuel. Si Lynda n’existait pas, il y aurait comme un grand vide dans la chanson française.

En attendant, allez donc faire « une visite » sur son site officiel.

Vidéo

Ian Kelly - Wiser Man - dist. Audiogram.ca

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