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WarGames : The dead code

Jean-Philippe | juillet 29, 2008

Ceux de ma génération se souviennent certainement du film “WarGames”. Non pas qu’il faille le considérer comme un chef-d’œuvre du cinéma, mais plutôt qu’il s’est rapidement installé au rang de “référence” incontournable, pour tout “nerd” qui se respecte. N’oublions pas, enfin, que ce film fût un gros succès au box-office, cinquième meilleures entrées en salle en 1983, année où la compétition fût rude avec des films tels que “Le retour du Jedi” et “Flashdance”.

WarGames : l’original

“WarGames”, c’est aussi le film qui fît connaître Matthew Broderick. Le film qui lancera véritablement sa carrière et qui lui “collera” durant de nombreuses années

Nous sommes en pleine guerre froide. Les Soviétiques ont envahis l’Afghanistan quatre ans plus tôt, l’OTAN et le Pacte de Varsovie déploient leurs missiles en Europe et chacune des deux superpuissances s’efforce à maintenir ce que l’on a qualifié “d’équilibre de la terreur”.

D’un même temps, l’informatique domestique fait son apparition. Les ordinateurs sont alors très dispendieux, mais ils deviennent un peu plus raisonnables dans leurs tailles. Les mythes circulent alors de plus belle : l’ordinateur simplifiera nos vies, ils travailleront presque à notre place et quelques autres choses dans le même genre.

À l’heure donc où le “facteur humain” est destiné à être éclipsé par l’informatique, le haut-commandement de la défense de l’Amérique du Nord (NORAD), décide de remplacer son personnel à la mise à feu des missiles à têtes nucléaires, dans leurs différents silos, par des ordinateurs. C’est en tous cas, la situation de départ imaginée dans le film de John Badham.

Un super-ordinateur, du nom de WOPR, sera chargé de centraliser les ordres de lancement, tout en simulant toutes les situations possibles de scénarios de troisième guerre mondiale, afin d’établir un plan de riposte adéquat, en cas d’agression armée de la part des forces du Pacte de Varsovie.

Pendant ce temps, un adolescent facétieux, pour qui les systèmes informatiques n’ont pas beaucoup de secrets, tente de pirater le serveur d’une compagnie de jeux. Cependant, croyant avoir réussit à pénétrer le serveur, il se connecte, sans le savoir, au WOPR et effectue une simulation de “Guerre thermonucléaire globale” avec lui, croyant qu’il s’agissait d’un simple jeu.

Cette intrusion occasionne une véritable panique au NORAD, qui ignore qu’une telle simulation est générée par WOPR. Voilà en gros l’histoire de ce premier opus.

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Bien entendu, l’on pourrait discuter longuement du réalisme de “WarGames”. Cependant, l’ayant visionné une nouvelle fois il y a quelques jours, je trouve qu’il a très bien vieillit. Certes, les disquettes 5”1/4 (voire même peut-être 8”), la voix nasillarde du synthétiseur vocal de l’ordinateur de l’adolescent, l’interface uniquement en mode texte des ordinateurs, sont autant de signes révélateurs qui trahissent l’âge de “WarGames” (et le mien par la même occasion)… mais le scénario, globalement, se tient.

On sent qu’il y a eu un véritable effort pour ce film, dans son budget et dans sa recherche de références crédibles. Par exemple, la défense étasunienne disposait d’un ordinateur, baptisé BURGR (WOPR dans le film, évoque le nom d’un hamburger à la mode chez Burger-King). L’ordinateur utilisé par Matthew Broderick est un IMSAI 8080, couplé avec un écran 12” et des systèmes de sauvegarde fonctionnant effectivement à l’époque. Le système de classification du risque “DEFCON” de la défense étasunienne, existe dans la réalité, il est d’ailleurs toujours en vigueur. Pour la petite histoire, l’état DEFCON 2 fût atteint durant la crise des missiles soviétiques à Cuba et, plus récemment, DEFCON 3 fût atteint le 11 septembre 2001.

N’oublions pas également, la gigantesque salle de commandement de NORAD, imaginée par les concepteurs (n’ayant pu pénétrer dans la véritable salle pour s’en inspirer), fût le décor le plus onéreux à l’époque (un million de dollars).

Mais voilà que pour fêter les 25 ans de la sortie du film, les studios de la MGM décidèrent de produire, non pas une suite en tant que tel, mais un film entant censé s’inspirer de l’original.

WarGames 2 : la (très) pâle copie

Dans “WarGames : The dead code”, les terroristes ont remplacé l’armée rouge, les missiles de croisière ont remplacé les missiles balistiques, les gaz toxiques et bactériologiques ont pris la place des têtes nucléaires. Évidemment, en un quart de siècle, le monde a changé et cela méritait une petite “mise à jour”, mais encore faut-il que le scénario tienne la route !

Car même si “WarGames” dans sa version originale n’était pas sans reproche, l’intrigue était bonne, le scénario accrocheur et il était assez facile de se laisser emporté par l’histoire. Dans “WarGames 2″, nous avons droit à une accumulation d’incohérences, de fourre-tout pseudo-technologique… bref, le scénario a été clairement écrit par des incultes en matière d’informatique et de nouvelles technologies, qui s’en font une idée superficielle et très simpliste.

L’intérêt du film ? Il n’y en a peu, à part peut-être le fait de retrouver quelques acteurs canadiens et québécois (Colm Feore, Maxim Roy, Claudia Ferri) et de voir la ville de Montréal, qui a servit de lieu de tournage pour une grande partie du film. À part ça, n’attendez rien de “WarGames : The dead code”.

C’est un film assez ridicule, au moins autant que la “salle de commandement” du film, qui est censé être le cœur du système de défense, mais qui ressemble plus à une salle de conférence situé dans un demi sous-sol de banlieue. Il est clair que la MGM n’a pas misé beaucoup sur ce film.

Enfin, il y a les références ridicules, voire même pathétiques en ce qui concerne le film de Stanley Kubrick “2001 : L’odyssée de l’espace”, alors que l’ordinateur tente de lire sur les lèvres des personnages afin d’apprendre ce qu’ils disent de lui, vague référence également à “l’œil” rouge de HAL, que l’on retrouve sur l’ordinateur RIPLEY.

Il y a aussi deux références assez évidentes au film original. Tout d’abord le professeur Falken qui est de retour, mais a perdu en cours de route sa crédibilité, ainsi qu’une référence à la “Guerre thermonucléaire globale” qui n’échappera pas au connaisseur.

Ce n’est peut-être pas le pire film de “série B” qui existe, loin s’en faut, mais il ne mérite vraiment pas de pouvoir être comparé au film de John Badham. Un simple divertissement, sans plus, digne des soirées cinéma de TQS.

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Le film est disponible uniquement en sortie DVD depuis hier mardi et, chose assez curieuse, s’est retrouvée sur les réseaux de téléchargement P2P depuis plus d’un mois… y compris en version française. Il y a eu comme une fuite quelque part…

Pour en savoir plus :

  • WarGames : The dead code sur IMB
  • Fiche Wikipédia du film (en anglais)
  • WarGames (l’original), sur le site de la MGM
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Cinéma
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Canada, DEFCON, Informatique, Matthew Broderick, Montréal, NORAD, Pirates, Québec, The Dead Code, WarGames
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Bientôt de retour !

Jean-Philippe | juin 22, 2008

Zone Critique renaît… du moins, Zone Critique renaîtra officiellement le 1er septembre 2008. Ceci est une version préliminaire du nouveau site.

Comme vous pouvez le constater, Zone Critique prendra maintenant la forme d’un blogue. Plus facile à gérer et correspondant un peu mieux aux attentes des lecteurs.

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Californication

Jean-Philippe | juin 16, 2008

J’ai visionné la première saison de cette télé-série, diffusée sur le réseau Showtime. Douze épisodes de trente minutes avec, comme interprète principal, David Duchovny.

J’ai été assez surpris par la qualité de cette télé-série qui, d’un prime abord, n’a rien de très original. Un écrivain de talent, mais en manque d’inspiration, se laisse aller à toutes les déviances que lui permet la vie. Alcool, sexe, drogue et rock’n roll sont les seuls choses digne d’intérêt pour l’auteur à succès.

Un peu loser, particulièrement cynique et irresponsable, Hank Moody profite largement de son “sex-appeal” pour accumuler les conquêtes, tout en restant coincé par le fameux syndrome de la “page blanche”.

Là où Californication révèle tout son intérêt, c’est dans l’approche irrévérencieuse et politiquement-incorrecte du sujet. Hank Moody n’a que faire de ce que peu penser le monde, (d’où moins, il le prétend), il vit son existence comme il l’entend, un peu comme le ferait un adolescent mais avec ses pouvoirs et son expérience d’adulte.

J’adore le ton de la série, mais aussi le jeu superbe et vitriolé de David Duchovny… on est bien loin de l’agent propret Fox Mulder. Ainsi, Hank Moody aime choquer, déranger… il a aussi une fâcheuse tendance à dire ce qu’il pense, ce qui ne lui attire pas que des sympathies. Malgré sa grande franchise, son meilleur ami et agent, Charlie Runkle, arrive à le supporter et lui trouver quelques petits contrats en attendant qu’il retrouve son inspiration perdue.

Autre occasion de voir cette télé-série, les multiples références musicales que l’on y trouve… et de bien bonnes références ! Déjà dans le titre de la télé-série en elle-même, les amateurs des Red Hot Chili Peppers n’auront pas manqués de voir l’allusion qui est faite au titre d’un de leurs albums. La secrétaire de Charlie, nommée Dani California, est une autre allusion au groupe étasunien. On parle d’ailleurs d’un procès qu’aurait engagé les Red Hot Chili Peppers à l’encontre de Showtime… pour le coup, je les trouve un peu mauvais joueurs, mais bon.

Les trois livres écrits par Hank, dont les titres (en V.O), sont aussi des chansons du groupe Slayer : South Of Heaven, Seasons In The Abyss et God Hates Us All, son dernier livre qui a été adapté au cinéma. Ainsi, chaque épisode nous gratifie d’excellentes illustrations sonores, de bons vieux standards rock bien loin de certaines pitreries musicales québecorisées.

Californication est, dans le fond, ce que beaucoup aimerait sans doute faire, mais que la morale et la bienséance réprouvent. Une vie, entourée par différentes tentations, mais là où le commun des mortels se retiendrait et s’imposerait des limites, Hank Moody y succombe sans remords. En fait, il en aura des remords, mais je ne veux pas dévoiler une partie de l’intrigue. Disons que cela concerne une rencontre qu’il fera dans une librairie.

Par ses multiples conquêtes, il espère retrouver une muse, celle qu’il a perdu au profit d’un autre et qu’il tentera de récupérer. Son ancienne compagne dont il croît être la source de tous ses succès et qu’il essaye de remplacer, en vain.

Une très bonne télé-série, autant pour le jeu des acteurs que pour le ton employé… mais qui est réservé à un public averti. De nombreuses scènes (très) explicites, pourraient choquer les plus jeunes.

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Pour en savoir plus :

  • Le site officiel de Californication
  • Le forum en français
  • La fiche de la télé-série sur Serieslive
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Télé-séries, Télévision
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Californication, David Duchovny, Red Hot Chili Peppers, Télé-série, Télévision
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Cruising Bar 2 sur Facebook

Jean-Philippe | juin 13, 2008

Presque vingt ans après la sortie du premier film, voici que l’on commence à entendre parler d’un des événements les plus attendus au Québec : l’arrivée de “Cruising Bar 2″ sur nos écrans le 27 juin prochain.

J’avais adoré le jeu de Michel Côté, que je considère comme l’un des meilleurs acteurs québécois, qui avait su interpréter avec brio, quatre personnages si différents dans leur pathétisme. Souvenez-vous du “Paon”, du “Lion”, du “Ver de terre” et du “Taureau”… et bien les revoilà en grande forme pour de nouvelles aventures !

Pour ceux qui ne connaissent pas “Cruising Bar”, il s’agit d’une comédie mettant en scène Serge un timide intellectuel (le ver de terre), Patrice un drogué survolté (le lion), Jean-Jacques un riche snob (le paon) et Gérard un homme marié aux tendances très kitsch (le taureau), qui sortent, chaque samedi soir, afin de faire de nouvelles conquêtes féminines.

Maintenant, savez-vous que vous pouvez devenir amis avec les personnages du film ? Si cela vous intéresse, et si vous êtes un usager de Facebook, allez retrouver Patrice Lelion, Serge Le Verdeterre, Gérard Le Taureau ainsi que Jean-Jacques Le Paon.

Et pour vous mettre en appétit, voici la bande-annonce du film…

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Source via le groupe Facebook : Cruising Bar 2

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Cinéma
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Cinéma, Cruising Bar 2, Culture, Michel Côté, Québec, Trois Accords
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Jean-François Mercier à son meilleur

Jean-Philippe | mai 17, 2008

Vous connaissez certainement son personnage du gars frustré, ainsi que sa sortie en règle contre les méthodes commerciales de “Bell Mobilité”, mais avez-vous vu son intervention au dernier Gala des Olivier ?

Jean-François Mercier m’a, pardonnez mon expression, laissé “sur le cul” lorsqu’il s’en est pris à l’industrie du disque. Prenant comme exemple Marie-Élaine Thibert qui a vendu quelques 400,000 albums, mais qui n’a pas assez d’argent pour s’acheter une maison !

Ceci est à mettre en parallèle avec la nouvelle tendance des artistes qui diffusent, par eux-mêmes, leur musique sur le net. La multiplication de ces exemples, semble démontrer que les artistes y trouvent bien des avantages.

Pour voir ou revoir l’intervention de Jean-François Mercier au Gala des Olivier, voici l’extrait :

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Humeur, Humour, Société
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Gala des Olivier, Humour, Jean-François Mercier, Musique, Piratage
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La petite histoire de la croix du Mont-Royal

Jean-Philippe | novembre 4, 2006

Érigée en 1924 à la suite d’une collecte de fonds organisée par la Société Saint Jean Baptiste, la Croix du Mont-Royal commémore le geste de Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, d’avoir planté une croix en bois à cet endroit en 1643 afin de remercier Dieu d’avoir épargné Ville-Marie des inondations.

Composée de pièces métalliques, cette structure, qui a été complétée en septembre 1924, mesure 102 pieds de hauteur et 30 d’envergure. Le financement de ces travaux a été en parti recueilli par souscription populaire, c’est-à-dire la vente de timbres commémoratifs de la Croix du Mont-Royal par quelque 85 000 écoliers.


La Ville de Montréal a toujours assuré l’entretien de la croix bien que la Société Saint-Jean Baptiste en soit demeurée propriétaire jusqu’en juin 2004. Depuis cette date, la croix a officiellement été cédée à la Ville par donation.

L’éclairage de la Croix
Lors de sa première illumination en 1924, 240 ampoules de 50 watts ont été nécessaires pour éclairer la croix, c’est-à-dire 120 ampoules sur chaque face. Cependant, en 1959, un autre système d’électrification est mis en place nécessitant alors 249 ampoules incandescentes (une de moins sur un côté, à cause d’une échelle). En effet, jusqu’à cette époque, les changements d’ampoule s’effectuaient à la main.

Une trentaine d’années plus tard, c’est-à-dire depuis le début des années 1990, l’illumination de la croix est réalisée grâce à un système de fibres optiques : 32 projecteurs dirigent de la lumière vers des centaines de fibres optiques qui convergent à leur tour vers une sorte de demi-sphère reproduisant l’illusion de l’ampoule (156 de ces demi-sphères sont utilisées).

Les changements de couleur, utilisés lors d’événements marquants, sont ainsi obtenus par la mise en place de filtres de couleur (bleu, rouge et pourpre) devant chacun des 32 projecteurs. Jusqu’à présent, cette intervention nécessite toujours l’aide d’un technicien qui doit monter dans la croix pour placer les filtres.

Source : lemontroyal.ac.ca

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Histoire
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Mont-Royal, Montréal
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Le Prisonnier

Jean-Philippe | février 1, 2002

Diffusé pour la première fois en 1967 par la télévision britannique, la série « Le Prisonnier » reste un vrai monument dans l’histoire de la télévision. Peu de séries ont été, comme « Le Prisonnier », vouées à un tel culte à travers le monde, même si cette passion reste assez limitée, étant donné le côté un peu « intello » de cette série.

Loin de l’engouement de masse donc, « Le Prisonnier » n’en demeure pas moins l’une des séries les plus intéressantes qu’il puisse exister. Mais qu’est-ce qui a fait que « Le Prisonnier » acquiert ce statut si envié de « série culte » ?

Revenons au milieu des années 1960. Patrick McGoohan, qui deviendra l’acteur principal du Prisonnier, arrête précipitamment son rôle dans la série « Destination Danger » (« Danger Man » en anglais). Patrick McGoohan était alors considéré comme l’un des acteurs les mieux payés et les plus en vue en Grande-Bretagne. A cette époque, il souhaite créer de toutes pièces sa propre série et rencontre le scénariste anglais George Markstein qui sera à l’origine du concept si particulier du Prisonnier.

George Markstein c’était en fait inspiré d’un département des services secrets appelé “Inter Services Research Bureau” qui, pendant la seconde guerre mondiale, maintenait des agents secrets en captivité dans une prison écossaise en plein air. Tout cela sert donc de base à l’histoire si étrange de la série.

La trame de l’histoire

Un agent secret, interprété par Patrick McGoohan, démissionne des services britanniques pour des raisons inconnues. De retour dans son appartement londonien et, préparant semble-t-il un voyage pour on ne sait où, plonge dans l’inconscience après avoir été endormi d’un jet de gaz. À son réveil, il se retrouve dans un petit village des plus étrange qui ne porte aucune indication géographique, où il est impossible de passer des appels téléphoniques vers l’extérieur, où les taxis n’assurent que la desserte locale et surtout, où personne ne semble avoir de noms, mais plutôt des numéros. Devenu donc, sous la contrainte, membre de ce village, il se verra attribué le numéro 6.

Assez rapidement, il découvre que le Village est commandé par le numéro 2. Personnage étrange qui changera à chaque épisode et qui aura pour mission de découvrir les raisons sa démission.

Même si le Village est des plus ravissants, cela reste une vraie prison où chaque faits et gestes et épié par un important réseau de caméras et de micros. Le combat du numéro 6, refusant toute soumission, sera de s’évader de ce village incroyable.

Analyse philosophique de la société

Mais là ne s’arrête pas l’intérêt de la série. Bien au contraire ! Comédien, réalisateur, producteur et scénariste du Prisonnier, Patrick McGoohan transformera ce qui aurait pu être qu’une énième série d’espionnage en chef d’œuvre philosophique et sociologique.

Patrick McGoohan veut susciter chez le téléspectateur la réflexion sur notre société et beaucoup de sujets sont ainsi passés au crible : la liberté, l’individualisme, la mort, l’argent, la trahison…Il souhaite par ailleurs apporter une dimension très mystérieuse en ayant recours à des symboles et des objets iconoclastes comme le Grand Bi, vélo archaïque emblème du Village, ou le Rover (Rôdeur en français), cette boule blanche qui étouffe, au propre comme au figuré, toute tentative d’évasion. Et comme l’approximatif n’a pas de place dans une telle œuvre, chacun de ces éléments cache derrière son apparence dénuée de sens une réelle valeur symbolique qu’il convient à chacun d’interpréter comme il l’entend.

Défense de l’individu

Ce qui vient tout de suite à l’esprit, c’est ce combat que mène le numéro 6 pour défendre l’intégrité de sa personne contre ce village où règne en maître le collectivisme. Cette célèbre phrase prononcée durant le générique de la série en est la principale illustration : « Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre ! ».

Certains auteurs qui ont écrit sur « Le Prisonnier », ce font une représentation très Orwellienne de la série. Le numéro 6, c’est nous-même, le Village représente la société oppressante comme on peut la retrouver dans « 1984 ». Chaque individu étant surveillé, manipulé, abreuvé de culture bon teint elle-même contrôlée par les maîtres du village… On va même jusqu’à forcer les habitants à participer à de pseudo consultations électorales (épisode « Liberté pour tous »). C’est le conformisme qui règne en maître où chacun doit sourire en même temps et où chaque habitant du Village est contraint d’écouter chaque matin l’émission d’une radio impossible à éteindre.

Le Village s’apparente donc à une forme de dictature ? Et bien justement non ! D’après ces mêmes auteurs, chacun est soumis, chacun est heureux de vivre dans cette joie artificielle, mécanique, aseptisée, où la vie ne se valorise plus par ses tourments et ses joies, puisque la lutte est annihilée et que le bonheur est forcé, chacun étant fondu dans une masse homogène, chacun n’étant plus qu’un numéro…

Même le numéro 2, le chef du Village, ne semble pas avoir de réel pouvoir car un supérieur est toujours sous-entendu : ce fameux numéro 1 qui reste invisible. Le numéro 2, comme je l’ai dit plus haut, change d’ailleurs à chaque épisode, comme pour mieux montrer que ce n’est pas le numéro 2 le véritable adversaire. L’ennemi n’est donc pas un homme, mais la société elle-même : l’administration, la technocratie et la paperasserie. Le numéro 6 va se rebeller, et le clamera violemment : “I will not be pushed, filed, stamped, indexed, briefed, debriefed or numbered. My life is my own…”. Outre celui de partir, dès le premier épisode, il réclamera le droit de s’isoler, de s’exprimer, surtout d’avoir un comportement personnel et d’être un individualiste.

C’est donc là que je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’analyse qui a été faite et que je viens de vous expliquer. Bien sûr, « Le Prisonnier » parle de certains travers de notre société, en essayant de nous montrer qu’il faut toujours mettre en avant les individus avant la communauté. Mais je pense que l’auteur voulait aussi dénoncer le régime communiste. N’oublions pas qu’au moment de la série, nous étions au beau milieu de la guerre froide. Le régime socialiste soviétique écrasait par le poids de sa gigantesque structure 300 millions d’individus qui ne pouvaient pas communiquer vers l’extérieur librement (le fameux téléphone du Village), qui ne pouvaient pas voyager hors de l’Union soviétique (le taxi), qui applaudissaient presque en cadence leurs chefs, et où l’individualisme était considéré comme « anti-social ». Malgré tout, plusieurs aspects décris dans « Le Prisonnier » sont aisément transposables à notre société actuelle, même plus de 30 ans après sa création. C’est aussi à cela que l’on reconnaît les chef-d’œuvres.

Comme vous pouvez le voir, ce n’est certainement pas une série à regarder au premier degré. C’est d’ailleurs un peu à cause de cela que l’accueil fût des plus mitigés lors de la diffusion, en 1967, du premier épisode de la série. Depuis lors, cela a bien changé. « Le Prisonnier » est devenu une référence et a sans doute montré qu’il était possible de réaliser d’excellentes choses pour la télévision à partir du moment où le scénario était bien construit. Tout est donc possible, même à la télévision !

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Série culte, Télévision
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Patrick McGoohan, Série, Série culte
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Le GHB : la drogue du viol

Jean-Philippe | janvier 29, 2002
Très connue sous la dénomination de « date rape drug » (drogue du viol) ou encore « d’ecstasy liquide », le GHB fait de plus en plus de ravages. Etant donné ses propriétés et les effets qu’il procure, il est très difficile pour la victime de le déceler. Au vu de l’importance que prend le phénomène, il est urgent que les femmes soient de plus en plus vigilantes, justement, au moment où elles pourraient l’être le moins : lorsqu’elles sont sur le party !

Le GHB, du nom savant d’acide gamma hydro butyrique, est un produit stupéfiant que les consommateurs utilisent pour favoriser des relations sexuelles « forcées ». Les hommes y trouveraient une relative stimulation sexuelle, les femmes verraient leur sexualité exacerbée, avec des relations multiples, involontaires et dont elles ne garderaient pas forcément le souvenir. Le produit serait souvent mis dans les boissons à l’insu des consommatrices. Il s’ensuivrait des relations sexuelles apparemment « consentantes » et débridées.

La genèse d’un « poison »

Le GHB était initialement utilisé en anesthésie générale ou pour faciliter certains accouchements. Il a cependant peine à trouver une place dans l’arsenal anesthésiologique car ses propriétés intéressantes sont grevées d’inconvénients non négligeables : réveil franc et total mais délai d’action peu prévisible et endormissement lent. Des études ayant montré qu’il augmentait le taux d’hormone de croissance et pouvant brûler les graisses, il a fait son apparition dans les salles de musculation dans les années 1980, les utilisateurs espérant se muscler plus facilement.

Aussi utilisé comme hallucinogène, euphorisant, et sédatif, il était disponible à la vente dans les salles de gym, les boutiques de santé et par correspondance. Cette nouvelle popularité s’est accompagnée d’une augmentation des accidents et des décès dûs à ce produit qui ont alerté les centres antipoisons. Il a ensuite été incriminé dans des affaires de relations sexuelles que l’on peut qualifier de « viol ». Entre anesthésie, musculation et viol, tout est affaire de dosage et de fantasmes.

La fausse « excuse »

Le GHB et ses dérivés inhibent les systèmes neuronaux chez un individu, c’est-à-dire qu’une personne excitée sera calmée et une personne angoissée, inhibée sera désinhibée. En outre, à forte dose, hors accoutumance, le produit sera toujours sédatif.

C’est donc très simple. Le futur violeur verse à l’insu de la victime une dose de GHB dans son verre, l’agresseur n’a qu’à attendre entre 15 et 30 minutes la venue des premiers symptômes. La victime a tout d’abord la sensation d’avoir trop bu, sa vision se rétrécit, son équilibre est gravement atteint et elle n’a plus aucune notion de réalité. La victime est donc tentée de tout accepter, et de suivre n’importe qui, n’importe où. Les témoignages que j’ai pu lire sur Internet ou venant de mon entourage, ou encore lors de reportages à la télévision sont ahurissants ! De jeunes filles racontent souvent la même histoire : au cours d’un party dans un bar, un club ou même chez des amis, elles partent en suivant un inconnu chez lui ou dans un hôtel. Elles se réveillent le lendemain ou quelques heures après, dans un lieu inconnu, sans jamais se souvenir de ce qui s’est réellement passé !

Dû à la désinhibition de la victime, et vu qu’elle accepte ce qu’elle n’aurait pas accepté dans une situation normale, le violeur est déresponsabilisé. Le viol, c’est d’ailleurs dans le mot, est associé à la violence. Le violeur « ancienne méthode » s’attaque donc à la fille dans une ruelle et s’ensuit généralement une pénétration forcée. Avec le GHB ce n’est pas le cas, l’usage de la violence n’est souvent pas nécessaire. La relation sexuelle paraît donc tout à fait normale et s’ensuit une non-culpabilisation du violeur. Or ce n’est pas le cas ! La relation est forcée puisque facilitée par l’usage d’un stupéfiant ! De plus, ceci est aggravé par la préméditation du crime. En effet, si un individu verse ce produit dans le verre de sa victime, c’est donc bien qu’il pense, à l’avance, vouloir commettre le viol. Il ne pourra pas invoquer plus tard la « pulsion » ou l’acte irréfléchi.

Mais les conséquences des propriétés et des effets de cette drogue ne s’arrêtent pas là. Dans un premier temps, les traces du GHB dans l’organisme disparaissent au bout de 12 à 48 heures. Dans un second temps, la victime ne se souvenant généralement de rien, comment poursuivre le violeur ? « Y’a t-il d’ailleurs vraiment eu viol ? » Est tentée de se dire la victime. La femme violée a donc un sentiment de culpabilité et n’ose pas porter plainte. Comme je l’expliquais plus haut, dans la conscience populaire, le viol est associé à la violence. Ce qui est vrai pour les autres l’est aussi pour la femme violée. Pourtant, le GHB est bien connu des services de police. Même s’il est difficile de prouver le viol, si la victime s’y prend suffisamment vite, il est possible d’arrêter le criminel. De même, sans traces de GHB dans l’organisme dû à la rapidité de dissolution, il est maintenant possible de faire des tests d’ADN pour identifier le coupable.

La vitesse de réaction est donc primordiale : si l’on a le moindre doute concernant la possibilité d’une agression sexuelle ou l’ingestion de certaines substances, il est important de se présenter dans un hôpital pour y subir des tests. Certains établissements sont habilités à faire ces tests. Ils utilisent une trousse dite médico-légale médico-sociale. Les tests, qui ne peuvent être menés sans l’autorisation de la victime, comprennent un prélèvement sanguin et une analyse d’urine. Par la suite, l’hôpital conserve la trousse, et la victime a 15 jours pour décider si elle souhaite transmettre ces informations aux services de police.

En pratique

Le GHB est disponible aux Pays-Bas, dans les smartshops, où on le trouve régulièrement sous forme d’un liquide clair de 30 ml conditionné en petites bouteilles plastiques opaques. La « dose » type est de l’ordre de 10 ml, ce qui correspond grosso modo à un gramme de GHB. Mais ce produit se déniche également sous forme de poudre : il peut être non seulement ingéré mais aussi sniffé ou fumé.

Il est extrêmement facile à produire : il dérive du gammabutyrolactone (GBL), qui est un solvant-décapant pour peinture. La saponification du GBL avec de l’hydroxyde de sodium conduit à la synthèse du GHB. Cette méthode a un inconvénient : de nombreux cas de brûlures alcalines ont été rapportés à la suite d’un mauvais dosage en hydroxyde de sodium, qui est une base très caustique.

Il est donc presque impossible de contrôler la « drogue GHB » sans contrôler toute la filière du solvant-décapant GBL. Pire : la synthèse chimique s’opère aussi in vivo. Ce qui signifie que si vous avalez du GBL, le corps le transforme automatiquement en GHB.

Rester vigilant et attentif

La multiplication des affaires de viols liés au GHB et à ses dérivés est très inquiétant, il est donc recommandé d’ouvrir l’œil et d’être méfiant. Si vous allez faire la fête entre amies et que vous constatez que l’une de vous n’a pas un comportement normal, n’attendez pas que le drame se produise pour intervenir. Autre conseil important, ne quittez jamais des yeux votre verre et n’en acceptez jamais venant d’individus que vous ne connaissez pas ou mal.

En cas de doutes, abstenez vous. Demandez le soutien d’amis ou auprès des services de l’établissement où vous vous trouvez.

La non-culpabilisation du violeur, l’amnésie engendrée par l’absorption du GHB, le très bas prix de vente, rendent la drogue du viol particulièrement attractif pour certains hommes, désireux de transformer la plus réticente des filles, en « fille facile ». Plus grave : n’ayant plus recours à la violence, des hommes qui n’auraient jamais commis de viols auparavant, utilisent le GHB comme ils utiliseraient un aphrodisiaque ! C’est absolument affolant !

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drogue, GHB, viol
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La maîtresse des mots

Jean-Philippe | janvier 14, 2002

Lynda Lemay en concert à Montréal

Un an après la sortie de son magnifique album « Du coq à l’âme », après une tournée française triomphale (dont l’Olympia !) et quelques concerts en province, la chanteuse, loin de se « dégonfler » après une année bien remplie et la préparation d’un nouvel album, arrive à Montréal pour un concert unique.

Vendredi 11 janvier, 20 heures : la salle du théâtre Saint-Denis à Montréal est pleine à craquer. Un public de tous âges se presse dans les travées pour rejoindre sa place. L’ambiance n’est pas celle d’un concert de rock, bien entendu, oubliez donc la frénésie des prestations de Pink Floyd ou de AC/DC. Un concert de Lynda Lemay, ca se regarde bien sûr, mais ca s’écoute surtout !

Le spectacle commence sous de vifs applaudissements. C’est un décor sobre, presque minimaliste. Trois musiciens occupent une partie de la scène (pianiste, violoniste et guitariste), un lit en désordre occupe l’autre côté de la scène. L’ambiance est donc volontairement conviviale. C’est en fait Lynda qui nous accueille chez elle, dans sa chambre. Quoi de plus intimiste ? Lynda, c’est comme une copine, une amie d’enfance ou une sœur. Elle nous parle d’elle comme nous pourrions parler de nous à notre meilleur ami.

En fait, ce décor intimiste n’a rien de bien surprenant lorsque l’on connaît les textes de la chanteuse. Sa vie, ses expériences, quelques sujets qui la concernent personnellement un peu moins, mais qui restent des sujets de société…

Dans ce spectacle règne aussi une grande simplicité. Malgré le succès qu’elle rencontre depuis maintenant trois ans de chaque côté de l’Atlantique, Lynda Lemay ne joue pas les grandes vedettes. De toute façon, cela ne correspondrait pas vraiment au personnage. Celle qui a rempli six soirs l’Olympia à Paris (et six autres en supplémentaires !), fait plus de 50 concerts en Europe à guichets fermés reste humble et garde la tête froide. Cela se voit, cela se sent.

Des chansons devenues des classiques mais aussi quelques extraits de son prochain album nous invitent à rire, à l’émotion et à la tendresse. On ne peut pas écouter sa prestation de la même manière que ses albums. Les mots prennent plus de sens, plus de poids. Quelque soit le sujet, il est impossible de ne pas prêter attention aux mots qu’elle emploie. Et quels mots !

Lynda Lemay c’est avant tout un immense talent d’écriture. Elle joue avec les mots comme si elle les avaient inventés. Elle les emploie avec une justesse extraordinaire. Cela tombe parfois comme un pic, juste là où ca touche, ou ca peut parfois faire mal. Elle s’attaque à nos petits travers et s’en prend à la gent masculine avec humour, mais sans méchanceté. On sent même une certaine tendresse dans ses critiques.

D’ailleurs, la réponse masculine qu’elle chante à sa précédente chanson « Bande de dégonflés » en est un bel exemple. Et la complicité qu’elle a avec ses trois musiciens masculins rend la chanson encore plus hilarante !

L’humour est bien présent dans ce spectacle et dans ce que sera son prochain album. Le pêcheur qui parle de la passion apparemment presque pacifiste, qui cache en fait une personnalité sadique à fait envahir la salle d’un grand éclat de rire.

Elle nous a touché aussi Lynda Lemay. J’ai par exemple été ému, lorsqu’elle parle de cet enfant déficient mental et qui restera enfant toute sa vie. C’est beau, tout simplement. Le sujet est grave, mais elle a ce talent pour exprimer les choses qui transforme la gravité en réconfort.

Le prochain album promet. Et cela semble être un grand cru. Son talent d’écriture, sa voix juste et claire confirme l’impression que nous avions depuis longtemps : c’est une grande ! Tout comme Brel ou Brassens qui étaient de vrais magiciens textuels, Lynda manie sa « drôle de mine » avec une dexterité époustouflante ! D’ailleurs, si c’est Charles Aznavour qui l’a découvert et lancé sa carrière européenne, ce n’est pas pour rien.

Son talent ne se dément pas et c’est tant mieux ! Lynda n’est pas la chanteuse qui suit la mode, elle semble d’ailleurs un peu décalée par rapport à elle. Mais nous avons tellement besoin d’une chanteuse qui sait provoquer la réflexion, d’une chanteuse à émotions dans ce paysage de vide textuel. Si Lynda n’existait pas, il y aurait comme un grand vide dans la chanson française.

En attendant, allez donc faire « une visite » sur son site officiel.

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Lynda Lemay, Montréal
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